Passage réussi à TEKSI Assainissement & PGEE
En 2025, vous avez migré les données de différentes communes vers le module « TEKSI waste water (TWW) pour la gestion de l’évacuation des eaux et des données du PGEE. Qu’est-ce qui vous a motivé de miser sur cette nouvelle application spécialisée ?
Tom Meppiel : En tant que bureau d’étude, nous avons évalué au préalable plusieurs modules SIG, dont TEKSI. Ce sont finalement l’approche open source et la communauté TEKSI qui nous ont convaincus, car elles permettent de nous impliquer activement en participant à la conception des fonctionnalité et modules TEKSI. J’avais déjà adapté et étendu notre ancienne solution basée sur la CAO avec une base de données en arrière-plan pour les tâches de traitement du PGEE et je voulais garder cette liberté de pouvoir agir sur notre outil SIG. Avec les solutions propriétaires disponibles sur le marché, j’avais l’impression d’avoir beaucoup moins d’influence et d’être très dépendant de l’extérieur.
Quels ont été les obstacles que vous avez rencontrés lors de la migration vers le module TEKSI Wastewater (TWW) ?
Une condition préalable était que nous puissions exporter les données selon la norme VSA-SDEE. Pour cela, nous avons utilisé FME, un logiciel spécialisé dans la transformation de données, et créé un fichier de transfert INTERLIS (version 2020). Le fait d’avoir déjà étudié la norme VSA-SDEE et sa structure m’a aidé et permis de représenter correctement tous les objets. Ensuite, la transformation avec CHECKVSA vers la version 2020.1 et l’importation dans le nouveau module spécialisé TWW ont été assez simples. Bien sûr, au début, il y avait encore quelques erreurs que nous avons dû corriger en plusieurs itérations, jusqu’à ce que toutes les données soient au bon endroit. Mais le nombre d’erreurs a très vite diminué. Le succès n’en a été que plus beau lorsque toutes les données ont pu être visualisées dans QGIS avec TEKSI.
“AU FINAL, C’EST L’APPROCHE OPEN SOURCE ET LA COMMUNAUTÉ TEKSI QUI NOUS ONT CONVAINCUS !””
TWW n’est pas seulement un module spécialisé pour la gestion des données des eaux usées, mais prend également en charge l’ensemble des données du PGEE. Qu’avez-vous déjà essayé ?
Nous avons pu saisir de manière très intuitive de nouveaux ouvrages et canalisations. Nous avons également saisi les bassins versants et testé l’exportation vers un logiciel de simulation hydraulique. De même, nous avons intégré avec succès les enregistrements des inspections caméra des canalisations de différentes communes.

Nous ne nous sommes pas encore beaucoup penchés sur les autres thèmes du PGEE, tels que les mesures, les fiches techniques, etc., mais avec TWW, nous avons la certitude que toutes les classes et tous les attributs nécessaires sont prêts avec la version 2020.1. De plus, l’interface d’importation et d’exportation INTERLIS nous donne l’assurance que nous pouvons facilement et sans problème transmettre ou reprendre les données existantes ou nouvelles, tant avec la commune qu’avec d’autres acteurs du PGEE comme, par exemple, le canton.

Vous êtes également en train de mettre en place un guichet cartographique pour la diffusion des données SIG (Webgis) pour différentes communes, comment procédez-vous ?
Nous utilisons pour cela QGIS-Webclient 2 (qwc2). À l’origine, nous avons mis en ligne le projet TEKSI sur les eaux usées sans aucune adaptation avec qwc2. Ce qui était cool, c’est que cela a été très facile à réaliser. Afin d’améliorer les performances, nous avons ensuite défini nos propres vues pour l’affichage web. L’utilisation spécifique du guichet cartographique par chaque commune a également constitué un défi. En effet, nous voulions tenir compte de leurs besoins individuels tels que les mises en page ou les logos, sans pour autant alourdir la charge de maintenance, par exemple lors des mises à jour logicielles. Grâce à l’application de base QGIS extrêmement flexible, cela a pu être réalisé à la satisfaction de tous.
“LE PASSAGE DU SIG AU WEB A ÉTÉ TRÈS SIMPLE !”
Tom Meppiel travaille depuis 30 ans dans le bureau d’études Märki AG de Therwil (BL). Après avoir débuté comme concepteur CAO, il est aujourd’hui responsable du secteur SIG avec dix collaborateur.trice.s dans les domaines de la topographie, de la géomatique, de la planification / PGEE ainsi que du génie civil.
Le bureau d’études Märki AG est membre de TEKSI depuis 2022 et utilise QGIS avec le module TEKSI assainissement comme outil professionnel dans son travail quotidien.